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Palabre avec Rénoké. - Dessin de Riou, d’après un
croquis de l’auteur, in Savorgnan de Brazza, 1887.
Ainsi dès avant la deuxième moitié du XIXe siècle, les intentions de la France en ce qui concerne le Gabon se précisent. La France va essayer de s’attirer les "faveurs" des souverains locaux et de leur faire signer des traités, des protectorats...
En février 1839, le roi Denis Rapontchombo (roi mpongwè, à Libreville) signait avec la France un traité de protectorat. De plus, il cédait à la France une partie de la pointe Denis. En 1842, ce fut au tour du roi Louis de signer.
En 1843, s’acheva la construction du Fort d’Aumale. C’est là que fut installé pendant quelque temps le comptoir français du Gabon, avant d’être transféré au "Plateau" de Libreville en 1850.
En 1867, la marine française envoie une mission menée par l’Amiral Fleuriot de Langle, pour acquérir des débouchés commerciaux et la "souveraineté" sur les peuples du bassin de l’Ogooué.
En 1873, le roi orungu Ntchégué céda Mandji (l’actuelle presqu’île de Port-Gentil) aux français. Ceux-ci s’y installèrent en 1880. En 1894 eut lieu la prise de possession effective du Cap Lopez (pays orungu) : on y construisit un poste de douane ainsi que des maisons de commerce anglaises, allemandes et françaises. Les habitants étaient des Européens et des employés indigènes.
Le petit comptoir de Libreville devient avec Brazza (exploration de l’Ogoué de 1875 à 1878) la tête de pont de la politique d’expansion de la France en Afrique centrale.
Constitué en colonie en 1886, le Gabon est lié au Congo français en 1888 puis redevient colonie en 1910, au sein de l’AEF. Rallié à la France libre en 1940, il devient République en 1958, membre de la communauté française, puis indépendant en 1960.